Voir le PDF
Commander

Chez Philippe - Bar - Grill (27/2555)

Hôtellerie - Tourisme
Genève
Chez Philippe - Bar - Grill

HISTORIQUE / SITUATION

Le charme de Greenwich Village. Quand le chef étoilé Philippe Chevrier envisage d’ouvrir un nouvel établissement à Genève, dans un bâtiment du début du siècle nouvellement rénové, à la rue du Rhône, Passage des Lions, il fait appel à son ami Georges Tornier, fondateur de l’Atelier 94, à Arzier. Tous deux s’embarquent pour New York à la recherche de ce qui fait la recette des célèbres steakhouses américains.

Admiratifs devant le charme des quartiers de la Grosse Pomme, et tout spécialement Greenwich Village, ils sont déçus par la froideur des établissements qu’ils visitent. Au retour, le chef donne carte blanche à l’architecte pour la création du nouvel établissement mais avec une condition drastique : un délai de réalisation de sept mois.

LE PROJET

L’envie d’y revenir. Comment donner à un steakhouse “à l’américaine” le côté chaleureux qui manque souvent à ces établissements ? En y ajoutant la touche européenne qui fait qu’on s’y sent bien et qu’on a envie d’y revenir ! Commence alors une course contre la montre pour transformer cet espace brut, réparti sur deux niveaux, en un établissement qui, depuis son ouverture le 3 novembre 2015, ne désemplit pas. Première opération technique pour l’équipement de tout ce qui, dans un restaurant, ne se voit pas : gaines techniques pour l’électricité, le chauffage, la ventilation ou l’aspiration des cuisines. Ensuite, c’est l’aménagement proprement dit pour recevoir, au rez-de-chaussée, les septante clients qui profitent du grill ou, à l’étage, les cent cinquante clients du restaurant, non sans oublier la cuisine ouverte sur la salle où le noir des carreaux et du plafond contraste avec le mobilier et les appareils en inox. 

Matériaux nobles. Pour l’accueil des hôtes, Georges Tornier, dans sa recherche d’un accueil chaleureux, ne mise que sur des matériaux nobles : la brique, clin d’œil à Greenwich Village, le métal, le bois, le verre, qui tous jouent leur partition sans fausse note. Pour distribuer l’espace, un escalier métallique monumental lie les deux niveaux et fait contraste avec les planchers en vieux chêne. L’implication de l’architecte ne s’est pas arrêtée à la conception. Il a conçu, dessiné, et enfin réalisé les trois grands lustres qui sont l’un des éléments déterminants de l’ambiance de Chez Philippe. Un dessinateur et deux apprentis de l’atelier 94 Architecture ont monté, en deux mois, ces éclairages dans les ateliers d’Agabekov SA à Vésenaz, Genève. Ces œuvres qui brillent de leurs deux mille cinq cents leds ont été exécutés sur la base des conseils de Youri Agabekov et Manuel Rodrigues de la Société Agabekov et l’utilisation du brevet Aga-Led®-A10.

Des pros. Une telle réussite, dans un tel délai, n’eût pas été possible sans l’appui inconditionnel de plusieurs artisans indépendants dont l’apport a été déterminant. Tout d’abord le serrurier qui a réalisé l’escalier monumental selon le dessin de Georges Tornier. Ensuite, l’entreprise qui a assuré la découpe au laser des éléments métalliques puis le montage d’une cave à vin vitrée permettant d’accueillir huit mille bouteilles dans un espace restreint : un système original sur roulettes permet de déplacer les éléments selon le principe dit “Compactus”, comme dans une bibliothèque. Ou, encore, l’entreprise qui s’est chargée de la fourniture et de la mise en place des parois boisées ainsi que des plafonds. Finalement, ce restaurant est une ode “au savoir-faire minutieux des artisans du bois et du métal, visible sur une multitude de détails et valorisant les prouesses techniques réalisées pour obtenir une merveilleuse combinaison architecture et gastronomie”, conclut Georges Tornier

Télécharger la version PDF
Télécharger la version PDF