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La Pralée (26/2358)

Résidences - Locatifs
Onex
La Pralée

HISTORIQUE / SITUATION

Un tissu pavillonnaire à remplacer.  Située sur la rive gauche du Rhône, la commune d’Onex est principalement connue pour sa grande cité satellite réalisée pendant les Trente Glorieuses. Mais au cœur des barres d’immeubles et des tours, existent encore quelques rares périmètres constitués de modestes maisons d’habitation.

Des poches résiduelles évidemment vouées à disparaître, surtout depuis que le tramway - c’était il y a une dizaine d’années - a mis les onésiens à un quart d’heure du centre de Genève.
Pour le terrain concerné, le régime foncier en place permet un beau potentiel. Après les démarches, concertations et oppositions habituelles, un plan localisé de quartier (PLQ) est enfin adopté à l’été 2005. La Fondation Emile Dupont (FED) et la Fondation Immobilière de la Ville d’Onex (FIVO) peuvent organiser un appel d’offre en procédure sélective pour la réalisation de deux immeubles.

PROGRAMME

Mixité et ouverture. Les gabarits, l’implantation et les accès des bâtiments sont déterminés par le PLQ.
Profitant au maximum des bases légales, les immeubles déploient cinq étages sur rez-de-chaussée. Disposés en “L” et reliés par un sous-sol, ils dessinent à l’arrière de la rue des Bossons un jardin collectif orienté à l’ouest, sur le tranquille chemin de la Pralée.

Le bâtiment de la FED a une affectation mixte, les deux premiers niveaux étant occupés par un foyer pour adultes avec handicap psychique. Le reste des étages se voit dévolu au logement, avec deux entrées distribuant un total de 20 appartements de 3 à 5 pièces. L’immeuble de la FIVO se destine quant à lui exclusivement à l’habitation et, dans une volumétrie identique à celle de son voisin, propose 29 appartements de 2 à 6 pièces. À noter que tous les logements sont subventionnés.

PROJET

Contemporanéité et références familières. L’attention portée aux typologies est une des réussites du projet. Tous les appartements sont traversants, hormis les plus petits qui bénéficient tout de même d’une appréciable double orientation. Dans l’immeuble de la FIVO, les halls d’entrées sont spacieux, les cuisines aisément habitables et des salles de bains éclairées naturellement. Certains logements jouissent par ailleurs d’une pièce supplémentaire (non comptabilisée dans le plan financier), sorte de dégagement élargi et lumineux pouvant servir de salle de jeux, de bureau ou de chambre d’appoint. Dans celui de la FED, la salle à manger est bien différenciée du séjour, les deux espaces étant reliés par la cuisine. Chaque appartement possède un prolongement extérieur côté jardin, et les cages d’escalier sont éclairées naturellement pour plus de convivialité.

Les standards distincts des deux immeubles n’apparaissent pas dans l’expression générale. Les architectes ont en effet privilégié la notion d’ensemble, avec un traitement uniforme, des proportions homogènes, des percements identiques et une harmonie dans l’utilisation des matériaux. Et si le langage des façades tournées côté jardin affiche une contemporanéité sans compromis, il est clair que la mise en œuvre sobre et maîtrisée, la finesse d’exécution et le recours à une matérialité presque traditionnelle (brique terre cuite, béton lisse) déjouent le risque d’un dérapage où le geste architectural ne semblerait que gratuit et purement formel.Mêlant habilement une expression moderne soignée avec des références matérielles et chromatiques familières, les deux bâtiments se caractérisent encore par leur technologie énergétique. Avec une ventilation double flux et un chauffage à distance (Cadiom, à partir de l’usine de valorisation des déchets des Cheneviers), le complexe est évidemment labellisé Minergie®.

À l’image des immeubles, le traitement des aménagements extérieurs se veut simple et sobre. Ouvert et planté de cerisiers et de bouleaux, le jardin s’offre à tous les usagers, riverains ou promeneurs égarés.

Au profit de tous, les deux bâtiments assurent des transparences visuelles et une perméabilité piétonnière bienvenue en zone suburbaine. Augurant d’intéressants développements futurs, cette réalisation à l’identité claire et forte écrit un nouveau chapitre de l’histoire urbaine d’Onex.

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