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Rue de la Blancherie 1 & 3 (27/2582)

Résidences - Locatifs
Chavannes-près-Renens
Rue de la Blancherie 1 & 3

HISTORIQUE/SITUATION

Construites en 1965, les tours sont devenues vétustes. La commune de Chavannes fait partie du district de l’Ouest lausannois, elle s’étend sur cent soixante-cinq hectares et compte plus de 7 000 habitants, ce qui correspond à une densité démographique moyenne pour la Suisse.

C’est une petite ville bien desservie par les transports publics, avec métro et tramway. Situées rue de la Blancherie, aux numéros 1 et 3, les tours, qui datent des années 1960, ont été construites très rapidement, pour créer cent trente-deux appartements au total, du studio au quatre pièces, répartis sur onze étages, soit six logements par étage. La volumétrie générale est basique, articulée autour d’un concept symétrique et répétitif. Le programme de rénovation des deux tours consiste en une rénovation intérieure, un changement d’enveloppe et aussi en un assainissement complet des techniques du bâtiment car, trop anciennes, elles ne répondent plus aux normes actuelles, tant du point de vue environnemental qu’au niveau de la sécurité des personnes. L’esthétique mérite aussi d’être reconsidérée.

PROGRAMME/PROJET

Une métamorphose architecturale réalisée en site occupé. A l’intérieur du bâtiment, les conduites verticales, y compris la mise en séparatif, ainsi que les cuisines et salles de bain, sont remises à neuf. Les revêtements intérieurs, comme les parquets, sont rénovés au cas par cas selon leur état. Toutes les portes palières sont équipées de ferme-portes asservis au système de détection incendie. La cage d’escalier et le rez sont adaptés aux normes ECA. Toutes les gaines de ventilation, de sanitaires et d’électricité ont été changées.

Afin de pouvoir intervenir sur l’ensemble des logements de bas en haut, et de refaire les cuisines et les salles de bain, vingt-deux appartements ont été libérés en tout sur les deux tours, selon une planification précise qui a permis de réaliser les travaux en six étapes principales. Des tournus étaient en effet organisés pour déménager les différents locataires sur deux mois, en fonction du lieu d’intervention. Chaque locataire a été rencontré car selon leurs emplois du temps, selon qu’ils travaillaient de jour ou de nuit, par exemple, un collaborateur dédié à 100% à la logistique, prévoyait de les reloger de façon adaptée à leur rythme de vie et de sommeil. L’acheminement des matériaux, par l’unique cage d’escalier et par l’ascenseur a également nécessité une organisation rigoureuse. Un monte-charge extérieur, fixé sur les échafaudages, a permis de réduire les flux dans
les immeubles.

Deux bâtiments, deux expressions architecturales. La volumétrie des façades de chacun des bâtiments a été transformée grâce au changement des balcons. Les anciens, exigus et structurellement affaiblis, ont été sciés et remplacés par des balcons aux dimensions plus généreuses, en béton préfabriqué, qui d’une part prennent appui sur des poteaux et d’autre part sont fixés en console sur les dalles existantes en raison de la faible capacité statique de la structure d’origine. Ces balcons, moulés dans deux formes trapézoïdales différentes, sont posés en quinconce d’un étage à l’autre. Laissés en béton brut sur la tour beige de Blancherie 1, ils se distinguent visuellement, tandis que sur la tour de Blancherie 3, les nouveaux balcons sont englobés dans le revêtement final constitué de
carreaux en pâte de verre.

Les petits carrés sont directement collés sur la nouvelle isolation périphérique en laine de pierre. L’appareillage de la mosaïque composée de quatre millions de petits carreaux de neuf coloris différents, décrit un dégradé du plus foncé en bas de l’immeuble, au plus clair jusqu’à l’acrotère. La tonalité de base est un gris bleuté brun s’éclaircissant vers un gris bleuté beige, avec des incrustations partielles de bleu et de vert sur toute la hauteur du bâtiment. En tout, deux cent vingt-cinq kilomètres de joints sertissent les mosaïques !

Sur la façade beige de Blancherie 1, de subtiles nuances sont apparues sur les carreaux de faïence, dues aux différences de cuisson des émaux dans les fours céramiques. Quand le soleil brille sur les tours, des reflets légèrement brillants valorisent ainsi les deux façades rénovées. Une cinquantaine d’ouvriers travaillait chaque jour sur le chantier en plus de la soixantaine de personnes qui vivait et circulait dans chaque immeuble. Le chantier s’est déroulé en bordure du cours d’eau de la Mèbre, une zone protégée pour la richesse de sa faune et de sa flore, mais aucune des difficultés de mise en oeuvre n’a pu empêcher de respecter les délais de douze mois par tour.

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